Au vu de l'année qui s'annonce, et notamment au regard des solutions radicales et complètement absurdes proposées par certains politiques pour résoudre certains problèmes, nous allons sans doute passer une année vraiment spéciale. Et par cela, j'entends une année particulièrement déprimante. Alors, pour éviter le blues de 2016, j'ai pris une résolution : celle de contrebalancer tout ça en réalisant tous mes rêves.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai oublié de voir petit, avec mon premier rêve. Le week-end dernier, j'ai en effet atteint des sommets... lors d'un combat aérien ! L'idée vous paraît invraisemblable ? Attendez donc que je vous rapporte la chose, et cela vous semblera probablement encore plus invraisemblable. Cette activité se passe près de Bordeaux, et est résolument unique en Europe. J'ai tout d'abord embarqué à bord d'un authentique biplan vintage. En tant que pilote, moi qui n'avais encore jamais piloté. Et ce n'était là qu'un début : après m'être familiarisé avec les commandes, je me suis carrément engagé dans un combat aérien contre un autre avion ! Bien évidemment, c'était un simple jeu de rôle : il s'agissait en fait d'un laser game dans les nuages, mais tellement réaliste que dès lors que je mitraillais ma cible, une traînée de fumée s'échappait de l'appareil. Autant vous dire que c'est un peu plus prenant qu'une simulation de jeu vidéo, étant donné qu'à part les balles, tout est réel. C'est à tel point que quand j'ai regagné le tarmac, j'étais carrément exténué : le stress m'avait complètement vidé.
Vous vous demandez sans doute si l'adrénaline permet vraiment de compenser la noirceur de l'actualité ? Eh bien oui, je peux vous assurer que ça marche. Pour preuve : les sottises lancées par Trump me passent maintenant par-dessus la tête. Et ça fait un bien fou ! :)
Si vous êtes comme moi un passionné d'adrénaline, je vous invite vraiment à tester cette expérience-là : ce n'est pas tous les jours qu'on peut vivre une telle chose, piloter un avion et se mettre dans la peau du Baron Rouge ! Vous trouverez plus d'informations ici, si ça vous tente. ;-) A lire sur le site de ce combat aérien
vendredi 8 décembre 2017
jeudi 7 décembre 2017
Les principales observations du rapport public de 2013 : « Gérer les enseignants autrement »
Le cadre d’exercice du métier enseignant est caractérisé par un décalage entre l’évolution des missions des enseignants et leurs obligations de service, définies sur une base hebdomadaire. Celles-ci n’intègrent pas (second degré) ou mal (premier degré) les activités hors heures de cours. La gestion des enseignants est segmentée (rupture entre le premier et le second degré) ce qui ne correspond pas à la notion de « socle commun » (de l’école à la fin du collège). En dépit de la reconnaissance législative de la dimension collective du travail de l’enseignant, son organisation reste définie sur une base individuelle. Ni les directeurs d’école, ni les chefs d’établissement ne peuvent jouer correctement le rôle d’impulsion et de pilotage du travail collectif, que les textes leur reconnaissent pourtant. La répartition des moyens enseignants et l’affectation des enseignants ne s’effectuent pas selon les difficultés scolaires constatées. Les enseignants ne sont pas affectés en fonction de leurs expériences personnelles, ni selon les besoins des élèves concernés. En l’absence d’adaptation du cadre de service (modulation du temps de travail et des rémunérations) à la difficulté des fonctions, certains postes souffrent d’un manque d’attractivité. Une gestion dominée par l’uniformité des règles en matière d’évaluation, d’avancement et de rémunération, souvent au détriment des jeunes enseignants et des postes les plus sensibles, a un effet démotivant et freine toute adaptation des moyens aux besoins. Si les enseignants sont nombreux, ils sont moins rémunérés que les autres cadres de la fonction publique de l’État et que leurs homologues étrangers. Il n’y a pas de programmation pluriannuelle des effectifs, en dépit de ce qui est prévu par la loi, dans une gestion de l’offre de formation qui favorise le second degré (lycée) au détriment de l’enseignement primaire. En conclusion, la Cour préconisait une réforme d’ensemble de la gestion des enseignants dont les objectifs seraient une meilleure adéquation des modalités de recrutement et de formation aux exigences du métier d’enseignement, une adaptation des obligations de service aux besoins en établissement, la rénovation des mécanismes de répartition et d’affectation des enseignants, pour prendre résolument en compte les besoins des élèves.
vendredi 17 novembre 2017
La SPA part en guerre contre la corrida
La SPA a déposé plainte contre les acteurs de la corrida pour cruauté envers les animaux. L’association annonce des actions judiciaires dans les mois à venir sur quatre grands thèmes : les animaux de divertissement, d’élevage, d’expérimentation et enfin l’animal domestique. La SPA entre en guerre contre les «tortionnaires des bêtes». L’association a déposé plainte, ce jeudi, à Paris pour «sévices graves et actes de cruauté» envers les taureaux et les chevaux visant les toreros, les organisateurs et les municipalités qui les autorisent. Présidente de la SPA, Natacha Harry a décidé de «s’engager de manière énergique sur un grand plan d’actions judiciaires contre les tortionnaires des bêtes» pour «donner un coup d’accélérateur à la lutte contre les maltraitances animales sous toutes ses formes, comme la corrida qui met en spectacle la souffrance animale pour divertir les êtres humains». «Les affichages, les pétitions, le travail que l’on fait auprès des politiques ont montré leurs limites. Nous allons donc agir sur un plan judiciaire pour faire évoluer la législation en France et nous commençons par la corrida qui perdure dans 10 départements français au titre d’une exception culturelle», a-t-elle déclaré. Ce plan d’actions judiciaires s’appuie sur le statut des animaux reconnu depuis 2015 dans le Code civil comme des êtres vivants doués de sensibilité, a expliqué Eric Gaftarnik, secrétaire général de la SPA. «La plainte que nous avons déposée concernant la corrida sera suivie d’autres actions judiciaires, comme des citations directes. Dans ce cadre nous attaquerons directement les organisateurs de corridas lorsqu’elles se produiront, à savoir les municipalités, les sociétés organisatrices, les toreros», a-t-il dit précisant «travailler en collaboration avec la Flac» (Fédération des luttes pour l’abolition de la corrida).
jeudi 9 novembre 2017
Forum économique d'Helsinki
Si vous me lisez régulièrement, vous avez dû constater que, de manière générale, je suis un fervent défenseur du libre marché. Pourtant, je n'en suis pas un défenseur aveugle. La semaine dernière, par exemple, j'ai assisté à un séminaire à Helsinki où j'ai pu voir que certains le défendaient jusqu'à l'absurde. Parce que le libre marché trouve à mon sens une limite dès lors qu'on aborde ce qu'on appelle la tragédie des biens communs. Le mieux pour me faire comprendre est de prendre ici un exemple. Prenons un pêcheur. Lorsqu'il fait ses comptes, il ne tient logiquement compte que de ses propres recettes et coûts. Chaque pêcheur omet cependant de tenir compte des frais qu'il occasionne à tous les autres pêcheurs : le coût de la surpêche, voire de l'extinction de certaines espèces de poissons. Pourtant, le coût réel pour la société est dans ce cas supérieur aux coûts individuels par pêcheur. De fait, lorsque chaque pêcheur ne prend en considération que son propre bateau, il sous-estime le coût réel d'un point de vue structurel. Par conséquent, la pollution est supérieure au niveau socialement souhaitable, parce que les pêcheurs tiennent uniquement compte de leurs propres intérêts et négligent ceux de la société. Pour résumer, donc : la somme de tous les choix individuels des producteurs et des consommateurs ne mène plus au final à un résultat socialement optimal. C'est là à mon sens un cas des plus évidents où le libre marché trouve sa limite, et où une intervention publique est souhaitable. Car des entreprises individuelles, des consommateurs, voire des pays tout entiers, ne parviennent pas à (ou ne veulent tout simplement pas) internaliser les conséquences de leurs actes sur les autres. C'est pourquoi chaque acteur doit, d'une manière ou d'une autre, être sensibilisé aux coûts qu'il occasionne aux autres. C'est bien le seul domaine où le libre marché doit à mon sens être régulé, mais c'est un domaine où il doit à tout prix être régulé. Car de fait, ce coût caché augmente de manière dramatique à mesure qu'il n'est pas pris en compte ! Pour finir, j'aimerais dire un mot sur ce séminaire à Helsinki. La direction a cette fois fait appel à une nouvelle agence pour l'organiser, et je dois dire que nous n'avons pas eu à le regretter. Je vous mets en lien le site de cette agence, si vous projetez d'organiser un séminaire. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de séminaire entreprise à Helsinki.
jeudi 5 octobre 2017
Le mal-logement
Sur le front du mal-logement, la plupart des indicateurs sont au rouge. Près de 15 millions de personnes sont aujourd’hui victimes de la crise du logement et soumises à des formes plus ou moins graves de mal-logement : 4 millions sont mal logées et 12 millions fragilisées dans leur rapport au logement (dont un million entrent dans ces deux grandes catégories). Loin de régresser, le mal-logement s’installe même s’il est difficile de comparer l’évolution, entre 2006 et 2013, du nombre total de mal-logés. Malgré tout, il est possible pour la plupart des indicateurs du mal-logement, de dégager des tendances significatives. La plupart de ces chiffres, issus de l’Enquête nationale Logement ou de données administratives, montrent une dégradation de la situation, qu’il s’agisse du nombre de personnes sans domicile (en hausse de 50 % entre 2001 et 2012), de l’hébergement contraint chez des tiers (+ 19 % pour la période 2002-2013), de la part des ménages ayant froid (+ 72 % entre 1996 et 2013), des assignations en justice pour impayés (+ 21 % entre 2006 et 2015) et des expulsions (+ 33 % entre 2006 et 2015), de la difficulté à déménager (mobilité résidentielle en baisse de 13 % entre 2006 et 2013) ou de l’attente d’un Hlm (la hausse du nombre de demandeurs est de 12 % entre 2006 et 2013). La crise n’est pas forcément là où on l’attendait. Les locataires continuent de payer leur loyer, puisque le nombre de locataires en impayés semble stable à près de 500 000 ménages, après une hausse marquée entre 2002 et 2006. Mais à quel prix… En 2013, les Français sont 6 % de plus à se serrer en surpeuplement accentué qu’en 2006, alors que ce grave problème semblait en décroissance continue depuis des décennies. 42 % de plus à subir un effort financier excessif pour payer leur logement. 44 % de plus qu’en 2006 à se priver de chauffage à cause de son coût.
mercredi 27 septembre 2017
Envole-moi
N'étant pas Dennis Tito, je ne pourrai probablement jamais voir la rotondité de notre belle planète. Cette expérience-là restera réservée aux plus aisés que moi. Pour autant, j'ai quand même pu vivre dernièrement la chose qui attire le plus dans la vie d'un astronaute : la gravité zéro. Il y a quelques semaines, j'ai en effet accompli un vol parabolique depuis Los Angeles. Cela m'a fait dépenser une petite fortune, et c'était relativement rapide : le programme se résumait à quinze paraboles produisant chacune vingt secondes d'apesanteur. Mais en réalité, je n'aurais pu mieux dépenser mon argent. Certains de mes amis ont été effaré que je débourse une telle somme pour ce précieux instant. Et il est certain que si l'on s'en tient à leur logique toute mathématique, cinq mille euros pour 330 secondes de vie, ça peut sembler aberrant. Mais cela représente d'après moi quelque chose de bien plus important que des objets de consommation. C'est une expérience qu'on ne vit qu'une seule fois dans sa vie, et qu'on n'oublie pas. Je n'oublierai jamais ce vol : je n'ai qu'à fermer les yeux pour me souvenir des sensations que j'ai éprouvées là-haut, de ce moment si particulier où j'ai senti mon corps s'envoler. En un sens, cette sensation inhabituelle s'est gravée dans mon esprit et dans mon corps. C'est sans doute son caractère si rare qui est à l'origine de cela : encore aujourd'hui, il y a quelque chose d'incroyable dans cette expérience d'apesanteur. Cette dernière ne peut se vivre que depuis le sol. Il aura fallu attendre nos premiers pas dans l'espace pour qu'on puisse enfin apprécier cette sensation inédite. Aucun animal, ni aucun des milliards d'humains ayant vécu avant ça n'avait jamais pu goûter à une sensation de ce type ! Et aujourd'hui encore, les particuliers qui y ont goûté forment un cercle restreint, compte tenu la population totale de la Terre ! Alors pour ma part, je considère plus comme un honneur que comme un gâchis d'avoir pu vivre ce moment ! Si vous souhaitez vous aussi découvrir à quoi ressemble la vie sans gravité, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé ce vol en apesanteur !
vendredi 21 juillet 2017
Inscription à :
Articles (Atom)


